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Qui sera le prochain James BOND 007 ?

NO TIME TO DIE n’est pas encore sorti. Une info étrange retient notre attention. Qui sera le prochain James BOND 007 ? Une I.A. répond : « Henry CAVILL ». Les autres indices sont liés aux six acteurs de la saga.

NO TIME TO DIE n’est pas encore sorti qu’une étrange nouvelle interpelle notre attention. Qui sera le prochain James BOND 007 ? Une intelligence artificielle répond : « Henry CAVILL » devrait être le futur acteur pour incarner James BOND.

Étrange monde où l’on vit. Pas encore eu le temps de fêter le dernier BOND de Daniel CRAIG – dont seuls les vrais fans se réserveront la surprise intégrale – que les spéculations, déjà trop nombreuses, pour la succession de la saga, se poursuivent.

Les seuls indices qui nous laissent penser qu’il ne s’agirait pas de Henry CAVILL, sont liés à l’histoire de la saga.

Ces acteurs qui ont tous incarné le « prochain » James BOND 007

Sean CONNERY n’était pas un acteur très connu avant d’endosser le rôle. Idem pour George LAZENBY, le moins expérimenté de tous.

Roger MOORE n’était qu’une vedette montante à la télévision, tout comme Pierce BROSNAN.

Timothy DALTON et Daniel CRAIG revenaient aux sources, sans être célèbres au départ.

1. Sean CONNERY, le fondateur du rôle au cinéma

Sean CONNERY le tout premier James BOND 007 dans DR NO

Il crée le personnage sur grand écran et, d’une certaine façon, l’ancre dans sa réalité fantastique et dans l’inconscient culturel collectif. Panache, charme, humour, corps à corps dangereux et nerveux.

Le tout sur un thème musical devenu mythique, réarrangé, voire recréé par Monsieur John BARRY. A l’époque de cette révélation, c’est inédit, dépaysant et déjà très efficace.

GOLDFINGER explose tous les records, en définissant l’esthétique bondienne, indissociable de ce visage.

2. George LAZENBY, dans la peau  d’un autre

George LAZENBY en James BOND 007 dans Au Service Secret de Sa Majesté

Mannequin australien et fan des premiers films, il rêve d’être ce personnage qui fascine les foules, séduit les femmes et enivre les hommes d’admiration.

Son obsession devient réalité : il triche, il trompe les producteurs SALTZMAN et BROCCOLI, qui, bluffés par son audace, l’engagent.

Son film reste à part des autres Bond de la série, dû à la maestria de Peter HUNT, monteur historique des films jusqu’ici.

3. Roger MOORE, au service de vos zygomatiques

Roger MOORE dans MOONRAKER

Après le vrai faux retour de Sean pour son « dernier Bond », les Diamants sont Éternels, un acteur connu à la télévision, pour son rôle dans « le Saint » et « Amicalement vôtre », prend le relais, en accentuant particulièrement l’humour pince sans rire qui devient, en quelque sorte, sa signature.

La gadgétisation atteint des sommets. Les enfants adorent. Il cumule le plus grand nombre de films de la « série officielle » qui a cannibalisé sa carrière, sans vraiment de regret.

4. Timothy DALTON, le favori des lecteurs de FLEMING

Timothy DALTON, nuancé en James BOND 007 dans TUER n'est pas JOUER

Il a su, en deux films, saisir et exprimer en nuances, les facettes complexes, parfois ambiguës, du personnage des romans d’origine. Il est le seul acteur plébiscité au moins trois fois par Cubby BROCCOLI, qui ne s’est pas trompé.

D’abord, juste après Sean. Mais : « non merci, je suis trop jeune pour le rôle et je n’imagine pas lui succéder ». Prudence et admiration, teintée de sagesse pour cet acteur shakespearien.

La seconde demande intervient quand LAZENBY déclare forfait, après son premier et unique film, au charme si singulier. Là encore, Tim décline l’offre poliment.

Enfin, il accepte de « reprendre » le rôle, laissé par Roger MOORE, à condition de revenir au matériau d’origine, plus sombre, plus violent, plus adulte. « Ce n’est pas pour les écoliers », déclarait Ian Fleming lui-même.

5. Pierce BROSNAN, le James BOND 007 classique

Pierce BROSNAN campe un James BOND 007 classique dans GOLDENEYE

Il réussit le retour en force de 007 avec GOLDENEYE, sorti en 1995, son meilleur BOND, d’après lui. En effet, ce film fait presque figure d’exception, tant la suite l’a contraint à rester « prisonnier d’une capsule temporelle, entre Sean et Roger ».

Pierce déteste se regarder à l’écran ou s’entendre, comme beaucoup d’acteurs. Il est injuste et cruel envers lui-même quand il juge « son » Bond.

Acteur sous-employé dans des intrigues pas toujours convaincantes, ni assez travaillées, il a su utiliser son charme au mieux pour nous divertir.

6. Daniel CRAIG, la noirceur de l’après 11 septembre 2001

Daniel CRAIG, le dernier James BOND 007 en 2020 et ici dans SKYFALL

Acteur au parcours complet et éclectique (théâtre, télévision et cinéma), il a bénéficié, d’une part, de l’oubli injuste de DALTON, alors précurseur d’un retour aux sources et, d’autre part, d’un net contraste de ton, après la période BROSNAN, encore légère et insouciante.

Là encore, un nouveau départ fracassant avec Casino Royale en 2006. Son deuxième film déçoit. Son troisième film, SKYFALL, demeure inégalé en qualité, tout en restant atypique.

SPECTRE rate 50% de son scénario, dû à des fuites chez Sony Pictures et, conséquemment, à des réécritures maladroites, où Blofeld oscille entre la banale jalousie personnelle, devenue vengeance et un (petit) complot pour anéantir la section double zéro. Christoph WALTZ méritait bien mieux que ça. Dans le passé de la série, SPECTRE manipulait les blocs Est et Ouest à son profit. Là, les enjeux ont perdu de leur superbe.

Daniel CRAIG a déjà tiré son bilan, en dents de scie, quand l’écriture des films ne suit pas ses envies ou exigences. Comme tous ces bons acteurs, ayant incarné l’agent 007, il se dévalorise mais finit par avouer timidement, un peu forcé par un journaliste, plus lucide que lui sur son travail : « ça a élevé la barre ».

Réponse dans NO TIME TO DIE, sortie le 11 novembre 2020 sur les écrans français.

James BOND fêtera ses 60 ans au cinéma en 2022, année idéale pour présenter, dans le monde entier, un nouvel acteur en tant que 007.

Les 7 indices pour trouver le 7ème acteur qui jouera James BOND 007, après Daniel CRAIG

  1. Acteur n’ayant pas (ou peu) de rayonnement international;
  2. Une solide formation d’acteur, de préférence théâtrale;
  3. Assez d’expérience, lui permettant de jouer les scènes d’action, de manière aussi convaincante que les scènes d’émotion;
  4. Plus ou moins âgé de 40 ans;
  5. Britannique ou issu du Commonwealth;
  6. Une personnalité qui ne se prend pas au sérieux;
  7. Assez courageux pour revêtir le costume de l’agent 007.