L’homme qui rétrécit de Yan Kounen, simplement énorme

Vortex de nuages ouvert sur le bleu du ciel

L’homme qui rétrécit de Yan Kounen, sorti en 2025 est un film simplement énorme !

Visionner le film avant de lire ces lignes est hautement recommandé.


Paul nage près de sa maison. Lorsqu’il lève les yeux, il observe un étrange trou de ciel bleu, autour duquel se meuvent les nuages.

Cette formation inhabituelle semble agiter l’eau en cercle autour de lui. Peu après, il sort de l’eau, comme si tout ça était normal.

Père d’une petite fille et époux aimant, il travaille dans un hangar à bateaux, où il supervise un chantier avec son associé.

Ce que Paul ignore encore, c’est que sa vie ne tournera plus jamais dans le même rond.

La malédiction du cercle céleste

À partir de là, s’amorce chez lui la conscience que quelque chose ne tournera plus comme avant :

  • courbe de la Terre ;
  • rond point ;
  • rondelles de citron ;
  • contrepoids du rameur installé sur son balcon ;
  • siphon de l’évier.

Peu à peu, semaine après semaine, mois après moi, son corps va diminuer proportionnellement, en masse et en taille.

Sans explication, inexorablement, sa vie change à sa mesure. Je ne suis pas malade, déclare-t-il à son épouse.

Le film, nécessairement fataliste, illustre toutes les étapes majeures de la disparition progressive de Paul.

Cette nouvelle condition humaine produit le renoncement de sa propre famille à l’accepter. Femme et enfant l’abandonne par accident. Paul lutte seul dans son microcosme.

Le drame se noue dans les petites choses

Elles sont banales, familières et quotidiennes en apparence. Comme un escalier menant à une cave en sous-sol et là :

  • un établi de bricolage ;
  • un aquarium ;
  • un ballon d’eau chaude qui goutte ;
  • un chat ;
  • une araignée ;
  • une maison de poupée.

Le rectangle comme réaction à l’anneau malin

  • un plat de poisson et une planche à découper ;
  • la chatière carré de la porte d’entrée ;
  • l’espace sous la porte de la cave ;
  • un piège à souris ;
  • la grille d’aération vers le jardin ;
  • un aquarium.

Le film se termine sur la pensée de Paul pour sa fille qui regarde, comme lui, un immense ciel étoilé.

Paul a grandit dans son âme et son regard se perd dans le cosmos, émerveillé, là où sa fille le retrouve, dans ses pensées.

Le montage du générique de fin enchaîne les fondus de ciels étoilés, toujours à plus grande échelle, pour finir sur…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

cinq + sept =

La modération des commentaires est activée. Votre commentaire peut prendre un certain temps avant d’apparaître.